Émission de Martin Weill "faut-il interdire le tourisme de masse ?"

12/02/2020
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Mardi 11 février, nous avons regardé l’émission de télévision de Martin Weill sur TMC. Un sujet qui allait forcément nous intéresser : “Faut-il interdire le tourisme de masse ?”

Le ton est donné dés le début “95 % des voyageurs ne se rendent que sur 5 % de la planète”. Le journaliste explique qu’avec l’essor des vols low cost, nous sommes de plus nombreux à voyager et que de plus en plus, nous partons vers les destinations vues sur les réseaux sociaux.

Une première partie nous fait nous questionner sur le tourisme animalier et particulièrement en Thaïlande où 230 000 à 500 000 bêtes sauvages seraient dressées pour le public. J’avoue que les images m’ont choquées. Je n’ai pas compris que l’on puisse se satisfaire de voir une truie nourrir des tigrons ou d’un spectacle avec des orangs-outans femelles grimées en strip-teaseuse.
Les consciences se réveillent pour protéger la planète mais nous interrogeons-nous sur les animaux quand encore 40 % des touristes en Thaïlande veulent monter sur le dos des éléphants ? Finalement, c’est à nous, voyageurs, de s’engager pour faire changer les choses. Et on comprend bien, en regardant le documentaire qui montre toujours les deux aspects des choses, que le gouvernement thaïlandais a du mal à franchir le pas de l’interdiction des balades à dos d’éléphants au vu de l’aspect économique et culturel que cela représente.

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Nous observons avec bonheur mais ne touchons pas les petits curieux

J’aime voir la faune locale quand je voyage. Le mieux est bien sûr de les voir à l’état sauvage en pleine nature. Nous avons eu cette chance en Australie. Nous ne les avons pas touchés, les avons laissé approchés et nous sommes contentés de les observer. Ce sont des moments magiques qui restent dans nos têtes.

Quand ce n’est pas possible, il nous arrive d’aller dans les zoos ou parcs animaliers. Nous nous renseignons par contre sur le bien-être animal dans ces endroits. Il est appréciable de voir d’ailleurs que les parcs animaliers qui n’ont justement rien à se reprocher sont de plus en plus transparents avec leurs visiteurs. Nombre d’entre eux participe à des programmes de protection et de réintroduction des espèces en danger.

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Capture de l’émission de Martin Weill sur TMC

Une seconde partie, toujours tournée en Thaïlande et au Cambodge, nous interroge nos destinations de voyages. L’émission explique : “59 % des 25–35 ans choisissent leur destination de vacances en fonction de son potentiel instagrammable.” Le journaliste parle à la caméra sur une plage thaïlandaise de 200 m de long où 5 000 vacanciers débarquent par jour. Personnellement, en voyant ça, ça ne m’a pas donné envie. Il explique que de plus en plus de sites touristiques mettent en place des quotas de visiteurs par jour : 240 alpinistes/jour au mont Blanc, The Wave aux USA avec 20 privilégiés par jour tirés au sort, 4 000 croisiéristes /jour à Dubrovnik, 40 000 visiteurs/jour au Tahj Mahal, … Il questionne sur les aspects positifs et négatifs qu’un site soit classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

À nouveau, nous nous interrogeons. Et nous, comment voyageons-nous ? Nous évitons les voyages organisés en groupe, simplement parce que nous préférons être libre de changer d’itinéraires, sauf bien sûr dans des pays dits à risque où il vaut mieux être encadrés ou dans des pays encore très sauvage où organiser seul son voyage est un peu compliqué (nous faisons alors appel à un guide local). Mais bien sûr que nos destinations correspondent à celles d’une grande partie de la population. Nous ne faisons pas erreur à la règle. Nous aussi avons envie de voir ces sites incontournables classés patrimoine mondial. Alors nous comprenons, les quotas, les entrées payantes pour entretenir et préserver les sites, les interdictions de se promener partout en toute liberté, les règles à respecter, les copies comme Lascaux pour préserver les sites...
Nous essayons de comprendre les populations locales, respectons leurs façons de vivre. Vous ne nous verrez pas avoir des comportements irrespectueux, poser dénudés devant un temple sur Instagram, ne pas s'intéresser à l’histoire d’un site, ...

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Echange avec un ranger en Australie pour mieux comprendre son métier

Nous avons beaucoup aimé ce reportage qui nous interroge sans prendre des positions affirmées. À chaque fois, les questions sont bien sûr orientées mais l’émission s’attache à montrer tous les points de vue pour que le spectateur comprenne mieux les implications de chaque partie. Nous n’avions pas connaissance que ce sujet ait été abordé récemment par des émissions grand public. À l’heure où nous sommes de plus en plus à voyager, c’est un sujet nécessaire.

Voyager est une chance, une opportunité de comprendre les autres, le monde, de voir des lieux merveilleux. Nous continuerons à le faire de façon responsable, en espérant que nos deux garçons auront la chance d’avoir accès à ce que nous avons pu nous même contempler.

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